Pourquoi le mouvement et la respiration peuvent réduire, voire faire disparaître, les douleurs
Comprendre la douleur au-delà du symptôme local
Les douleurs musculaires, articulaires ou chroniques sont souvent perçues comme un problème local : « J’ai mal au dos », « j’ai mal au genou », « j’ai une épaule bloquée ».
Pourtant, la douleur est rarement uniquement un problème de tissu. C’est avant tout une information traitée par le système nerveux.
Le mouvement, lorsqu’il est bien choisi et bien dosé, devient alors un puissant outil de régulation de la douleur, en agissant à la fois sur les articulations, les muscles, les nerfs… et le cerveau.
La douleur : une construction du système nerveux
La douleur n’est pas proportionnelle aux lésions. Elle dépend de :
- la qualité des informations sensorielles reçues
- la capacité du cerveau à interpréter ces informations
- l’état global du système nerveux (stress, fatigue, respiration, émotions)
Lorsque le cerveau manque d’informations claires ou cohérentes, il peut augmenter la douleur par protection.
Le mouvement redonne de l’information fiable au système nerveux.
Le rôle clé des articulations : des capteurs sensoriels majeurs
Les articulations ne servent pas uniquement à bouger. Elles contiennent de nombreux récepteurs proprioceptifs et kinesthésiques, qui informent le cerveau sur :
- la position du corps
- la vitesse du mouvement
- la direction
- la charge
Quand une articulation est peu utilisée, raide ou évitée :
- ces informations diminuent
- le cerveau devient moins précis
- le contrôle moteur se dégrade
- la douleur peut apparaître ou persister
Bouger une articulation, c’est nourrir le cerveau en informations sensorielles.
Le cortex sensorimoteur et l’homonculus : quand le cerveau perd la carte
Dans le cerveau, chaque partie du corps est représentée dans le cortex somatosensoriel et moteur, sous forme de l’homonculus.
En cas de :
- douleur persistante
- immobilisation
- mouvements évités
- respiration altérée
La représentation cérébrale devient floue ou déformée, ce qui entraîne :
- un contrôle moindre de la zone
- une contraction excessive des muscles
- une diminution de la coordination
- le maintien de la douleur
Le mouvement précis et conscient permet de “redessiner” la carte cérébrale.
Mouvement et amélioration du contrôle moteur
Un mouvement bien guidé permet de :
- restaurer des schémas moteurs efficaces
- réduire les compensations inutiles
- améliorer la coordination entre muscles agonistes et antagonistes
- diminuer les tensions parasites
Quand le contrôle moteur s’améliore :
- les forces sont mieux réparties
- les articulations sont mieux protégées
- le système nerveux se sent en sécurité
Moins de menace = moins de douleur.
Mobilisation nerveuse : redonner de la liberté au système nerveux
- glisser
- s’allonger
- se déplacer librement
La sédentarité, le stress ou certaines postures prolongées peuvent limiter cette mobilité nerveuse, créant :
- douleurs diffuses
- tiraillements
- fourmillements
- raideurs inexpliquées
Des mouvements doux, progressifs et contrôlés permettent de :
- améliorer la mobilité nerveuse
- réduire la sensibilité excessive
- améliorer la qualité du signal nerveux
Respiration : un régulateur central de la douleur
La respiration influence directement :
- le tronc cérébral
- l’hypothalamus
- le système nerveux autonome
Une respiration haute, rapide ou bloquée maintient :
- un état d’alerte
- une tension musculaire élevée
- une perception accrue de la douleur
À l’inverse, une respiration basse et contrôlée :
- apaise le système nerveux
- améliore la variabilité cardiaque
- facilite le relâchement musculaire
- améliore la perception corporelle
Bouger sans respirer efficacement limite les effets du mouvement.
Le rôle du cervelet : précision, fluidité et sécurité
Le cervelet est impliqué dans :
- la coordination
- l’équilibre
- la précision du mouvement
- l’ajustement en temps réel
Les mouvements lents, contrôlés, variés et respirés stimulent fortement le cervelet, ce qui permet :
- d’améliorer la qualité du geste
- de réduire les mouvements inutiles
- de sécuriser l’action
Un mouvement mieux contrôlé est perçu comme moins dangereux par le cerveau.
Pourquoi le repos seul ne suffit pas
Le repos peut soulager temporairement. Mais sans mouvement :
- les cartes cérébrales restent imprécises
- la sensibilité nerveuse persiste
- la douleur peut revenir au moindre effort
Le mouvement est un message thérapeutique, pas une contrainte.
Conclusion : Bouger pour informer, rassurer et réguler
Diminuer la douleur ne consiste pas uniquement à renforcer ou étirer. Il s’agit de :
- redonner de l’information au système nerveux
- améliorer la qualité du mouvement
- restaurer la respiration
- recréer de la confiance corporelle
Chaque mouvement devient alors :
- un signal de sécurité
- un outil de régulation
- un levier de mieux-être durable
Laurent
Coach sportif à domicile – Thionville
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